Livre : « The Memory book »

Article de Camille

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Je viens de finir The Memory Book, le cœur serré mais aussi encouragée par tant de combativité.

Blog VH - couv VO memory book

Titre : The Memory book (VO et français)
Auteur : Lara Avery
Date de parution : 2016
Prix Kindle : 6,5 € (VO)
Prix papier : 11 € (VO) / 15 € (fr)
Résumé : On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t’écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes !
Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l’en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé. Désormais, ce qu’il lui faut, c’est un nouveau plan.
C’est ainsi que naît son projet : ce sont les notes qu’elle s’envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu’elle vit. C’est là qu’elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute attente, contre vents et marées : ne rien oublier.

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Ce livre est un peu dans la veine des livres YA actuels qui traitent de la maladie, de leur combat, d’une fin de vie qu’on sait proche, et certains s’en lassent. Mais moi, ça ne me dérange pas de relire plusieurs ouvrages sur le même thème, tant qu’il est bien traité, ce qui est le cas ici, grâce à des petites touches d’humour qui m’ont fait sourire et quelques expressions universelles qu’on devrait tous retenir.

« Success can’t  just be when people notice you. […] Success, fail, whatever, no one is going to give you a pat on the back for spending all hours of the day studying, or researching, or giving up everything to write. So we’ve got to do it for ourselves »

– Lara Avery, The Memory book

Sans surprise, l’histoire est sous la forme d’un journal, tenu par Sammie pour se rappeler. Elle dit d’ailleurs, et heureusement pour nous, qu’elle a :

« A natural ability to overwrite »

Atteinte de la maladie de Niemann-Pick Type C (j’ai réussi à retenir l’orthographe ! Yay !), elle perd petit à petit la mémoire, par à-coups, avant de la retrouver, puis la reperdre, le tout associé à d’autres symptômes atroces, atrophie des muscles, douleurs, mobilité réduite des yeux, et toutes sortes d’autres troubles. Je me dis qu’on peut difficilement attraper de pire maladie.

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Pourtant, l’héroïne combat cette maladie avec une force, un entrain, une combativité qui ne peuvent nous laisser qu’admiratifs. Pour réaliser ses rêves, son futur, elle a besoin de sa mémoire, et est prête à tout pour la conserver, ou tout du moins, pour se souvenir du maximum de choses. Ce que j’ai aimé avec l’héroïne, la narratrice, c’est donc sa force, sa manière de raconter les choses.

Ce que j’ai trouvé qui manquait, c’est qu’elle ne s’appesantissait pas sur son désespoir, ses moments de doute… N’en avait-elle pas ?

Le début et la fin de l’histoire sont bien faits, rien à redire. En revanche, j’ai trouvé un peu…troublant deux choses.

  • L’écriture. Sammie laisse écrire d’autres personnes dans son journal, qui écrivent donc différemment (sans majuscule, ponctuation…) ce qui non seulement est désagréable à lire (en plus une des personnes avait l’âge d’écrire correctement, donc pas d’excuse), mais en plus se confond graphiquement avec l’écriture de Sammie dans ses moments de…comment dire…problème cérébraux ? Un changement de police d’écriture aurait été le bienvenu.
  • La manière dont c’est écrit. Je ne parle pas du style de l’auteur – pas de souci de ce côté-là – mais du fait que la jeune Sammie veut se rappeler de qui elle est, ce qu’elle a fait, ce qu’elle veut devenir, et que dans tout ça, c’est un peu brouillon. Pour une personne si intelligente, elle aurait dû faire des listes, des trucs très organisés… Là, c’était presque confus, pas pro, mais en même temps pas assez journal, trop roman. Un peu bizarre donc. (Mais en même temps, n’étant pas anglophone, j’ai loupé quasi toutes les erreurs de grammaire (il paraît qu’il y en avait, j’en ai quasi pas vu) certaines d’orthographe, donc ça n’a pas dû aider non plus à comprendre la dégradation.)

« This version of me, a person who never existed but might have always existed. »

The Memory book, Lara Avery

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Et puis, elle a perdu la mémoire par-ci, par-là, quelques heures dans une journée. Pas besoin d’un journal pour se rappeler qui elle est et veut devenir, elle aurait besoin d’écrire ce qu’elle a oublié seulement grâce au récit des autres lors des moments où elle a perdu la mémoire. (Mais dans ce cas, il n’y aurait pas eu de livre, hein.) Mais après, comme les choses se corsent et qu’elle se met à oublier de plus en plus, je comprends que des mémos lui soit utiles, quoi que les post-its collés dans la maison sont en effet plus efficace qu’un journal qui ne se relit pas comme ça, en quelques minutes.

 

Et aussi, on aimerait en savoir un peu plus sur la maladie, le NPC, qui n’est finalement parfois qu’évoqué assez vaguement, à part sur le volet « perte de mémoire », on n’en sait pas beaucoup plus.

Dernier point, c’est que quelque chose m’a dérangée dans ce récit, mais j’ai du mal à déterminer ce que c’est. Est-ce le manque d’action ? Le fait qu’une fois refermé, on n’ait pas forcément envie de se jeter dessus pour continuer l’histoire ? Je ne sais pas, mais quelque chose manquait…

Conclusion :

Un livre intéressant, qu’on ne peut pas qualifier de « sympathique » car trop triste pour ça, mais un livre qui montre qu’il faut se battre, et que franchement, malgré tout, il faut profiter de la vie. C’est important.

Je finis sur une citation du livre que j’ai aimée et veux partager avec vous :

« Oliver Goldsmith once said, ‘The greatest glory in living lies not in never falling, but in rising every time we fall.’  »

The Memory book, Lara Avery

 

P.S. : On se dit « elle est trop jeune pour mourir », mais franchement, n’est-ce pas horrible de subir cette maladie fatale ? Une vie est une vie. A tout âge, c’est plus que triste de subir une telle maladie. Je compatis avec ceux qui doivent subir de telles épreuves. On imagine mal ce que c’est de vivre avec ça au quotidien. Courage ! 

Je ne peux que vous renvoyer vers ce site http://npcstories.tumblr.com pour mieux voir comment des familles racontent la maladie de leurs enfants, qui est encore pire que dans le livre, mais je suis impressionnée par leur capacité à rester heureux, malgré tout, même si la maladie emporte un peu plus chaque jour leur enfant…

 

 

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