Livres

Livre : « Survivre »

Article de Camille

En voyant Survivre dans ma médiathèque, je me suis souvenu que j’en avais déjà entendu parler sur la blogosphère. En bien ou en mal ? Peu importait, le livre-objet était beau, le résumé plutôt attirant, alors je l’ai pris pour me lancer dans cette lecture…

blog-vh-couv-survivreTitre : Survivre
Auteur : Jeanne Bocquenet-Carle
Date de parution : 2016
Prix papier : 14 €
Prix Kindle : 10 €
Résumé : Ils sont cinq. Trois adolescents et deux enfants. Depuis que tous les adultes ont brutalement disparu, ils sont livrés à eux-mêmes dans un monde en proie au chaos. Ils ont décidé de partir. Sur leur route : des barrages, des bandes armées, des loups. Leur seul objectif : survivre.
Et vous, que feriez-vous si votre vie basculait en quelques secondes ?

 

survivre

 

Mon avis

C’est une histoire qui se lit assez rapidement j’ai trouvé, et où on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’auteure ne rentrant pas trop dans les détails, toutes les actions sont brèves.

Le résumé ne dévoilant que très peu l’intrigue, vous pouvez si vous le souhaitez arrêter là la chronique pour avoir la surprise totale. (D’ailleurs, la couverture qui ne va pas avec le résumé qui ne vous donne pas une bonne idée de l’intrigue ne vous laisse pas trop envisager l’atmosphère du bouquin.) Sinon, continuez…

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Si le prologue m’a paru un peu incompréhensible hors cadre, le début de l’histoire pose bien les bases du récit. Clémence et sa sœur Nina se sont réveillées un matin alors que leurs parents avaient disparu, de même que tous les enfants de leur ville, Rennes, et sûrement de toute la France, voire du monde entier. Mais pourquoi et comment ? Ça on ne le saura jamais, c’est vraiment dommage et m’a semblé bizarre de refermer le roman sans réponse.

Je me suis demandé si c’était une blague que faisaient les parents aux enfants (comme dans Les Enfants de Timpelbach), un enlèvement extraterrestre, mais il n’y avait pourtant rien de fantastique… J’ai dû me résoudre à ne jamais savoir.

 

C’est totalement le chaos dans leur ville, tout le monde s’entretue, les enfants sont tous armés de pistolets, fusils et compagnie (où les ont-ils trouvés !?! Mystère !). Le début de l’histoire nous raconte un peu comment Clémence et Nina ont résisté au chaos (mais pendant 6 mois, je ne vois pas trop ce qu’elles ont fait…). C’est la guerre entre les clans, qui sont sans pitié, mais heureusement il reste quelques personnes avec un fond d’humanité qui s’allient. Nos deux personnages se retrouvent donc dans un petit groupe de 5 personnes, et décident de partir se mettre à l’abri. Leur route sera semée d’embûches, plus ou moins improbables et folkloriques. (Là, vous vous dites « Heu… What ? Ok… ». Quand je parle d’embûches folkloriques, je parle de (mini spoiler) sorte de petits esprits celtiques dans la forêt de Brocéliande au milieu d’un monde apocalyptique. Oui oui, vous m’avez bien comprise !)

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La lecture de ce livre était plutôt agréable et l’histoire ne traînait pas trop en longueur donc mon avis est plutôt positif. Mais il y a un manque de profondeur dans le caractère des personnages qu’on connaît trop peu, et dont deux tombent amoureux d’un seul regard de l’héroïne (pas très héroïque d’ailleurs, l’héroïne, même si elle a bon fond) Clémence – dont le nom annonce un peu la personnalité, mais qui est un peu fade… Attention donc à un triangle amoureux (raté par l’auteur : qu’est-ce que Lucas de l’ancien lycée vient faire ici dans le monde chaotique ?) qui n’apporte strictement rien à l’histoire.

 

On pourra aussi déplorer le manque de réflexion des personnages (/de l’auteure) quant au monde qui les entoure : reste-t-il des adultes ? Jusqu’à quel âge vont les enfants/ados qui n’ont pas disparu ? Disparaissent-ils à leur tour ? Qu’en est-il du reste du monde ? Personne ne semble se soucier de l’avenir : comment survivre durablement, manger, se soigner, etc… sans adultes autour, sans professionnels ?  Comment organiser une future société durable ? beaucoup de questions restent sans réponse : que deviennent les ados qui atteignent l’adulte ? C’est un peu le retour au Moyen-Âge et personne ne s’en soucie.

Einstein disait :

« The person who reads too much and uses his brain too little will fall into lazy habits of thinking. »

Mais on a beau beaucoup lire, vous et moi, on continue quand même à réfléchir, et ce livre est frustrant sur ce point-là ! Notre réflexion est bloquée !

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La fin nous laisse une trèèès légère note d’espoir, mais nous laisse quand même sur notre faim, juste après nous avoir fait une petite frayeur quant au « destin » d’un des personnages pendant le dernier chapitre. (Destin « pré-annoncé » dans le prologue pour ceux qui n’ont pas oublié le début incompréhensible de l’histoire…) On se demande quand même ce qu’il va advenir des personnages…

 

On va quand même fermer cette chronique sur du plus positif : la jolie couverture. Elle m’a plu tout de suite avec son design très épuré, la première de couverture en léger relief, le titre tout simple et pas trop voyant. Je me demande pourquoi avoir choisi des petites croix pour dessiner le titre, pour faire comme les cibles sur lesquelles tirer pour rappeler l’histoire ? Ou sans signification, juste pour être joli ? Autre absence de rapport avec l’histoire, la couleur jaune pâle de la couverture ne fait pas penser à un monde chaotique (plutôt à l’aube donc fait penser à de l’espoir). Si c’était un monde chaotique et jaune, ce serait par la pollution (ce ciel a une couleur zarbi, non ?).

C’est sympa de retrouver nos cinq personnages principaux, dans l’ordre : Clémence, Adam, Vic, Mickey et Nina. Quant à savoir ce qu’ils font debout sur un arbre, n’allez pas me demander !! x) Ha ha, je plaisante, ça doit sûrement être une colline. Même si la couverture ne reflète pas tellement l’histoire, elle est quand même belle.

Conclusion

 Le mot de la fin : un livre bizarre mais sympa à lire, dont il ne faut pas attendre grand’chose pour ne pas être déçu(e). Une lecture de vacances pour se relaxer tranquillou en lisant du post-apocalyptique. Oui oui, ça montre bien le paradoxe de ce bouquin ! ;)

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