Livres

Livre : « La pyramide des besoins »

Article de Camille

La couverture ne me plaisait pas du tout, et je n’aurais jamais lu ce livre si ce n’est pour la chronique élogieuse que j’avais lue quelques jours avant d’apercevoir ce livre à la médiathèque. Après quelques hésitations, je l’ai emporté, me disant qu’au pire, j’arrêterais de le lire avant la fin s’il ne me plaisait pas, la couverture ne me disant définitivement rien de bon ! Finalement, ç’a été une plutôt agréable surprise !

« Never juge a book by its cover » disent les Anglais, j’ai donc fermé les yeux sur l’horrible livre-objet (selon mes goûts personnels et sans critiquer ni le mignon chaton (heu, chaton mort ?!) ni la jeune femme (jeune homme selon le résumé, non ?) de couverture), et je me suis lancée après avoir lu le résumé qui – avouons-le – a l’air plutôt intéressant.

blog-vh-couv-pyramide-besoinsTitre : La pyramide des besoins
Auteur : Caroline Solé
Date de parution : 2015
Prix papier : 13 €
Résumé : L’ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd’hui, cette théorie est le principe d’un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains. Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n’en restera plus qu’un. Et moi dans tout ça ? Disons que je m’appelle Christopher Scott. Disons que j’ai dix-huit ans. Que j’habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres. Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat n° 12 778. Je n’existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu’un, et même quelqu’un de célèbre. Et c’est bien ça le pire.

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Mon avis

Petit point avec de commencer, j’ai lu sur Internet que ce roman était une dystopie, je ne sais pas d’où vous sortez ça, chez lecteurs/bloggeurs, mais dans ce cas, nous vivons dans une dystopie. (Pour rappel : dystopie : société autoritaire, dictatoriale, pas de libertés, machin machin… On ne vit pas dans un monde parfait, les SDF encore moins que nous, mais de là à dire que c’est une dystopie… Niet !). Mise au point du cadre spatio-temporel : de nos jours, dans les rues de Londres. Ça va ? Dans ce cas je peux enfin commencer ma vraie chronique !

Dès le début du livre, on apprend les règles du jeu contées par le narrateur, ce qui est super puisqu’on est directement mis dans l’ambiance, non seulement du jeu mais aussi du caractère de notre narrateur-héros.

Je n’ai pas bien compris l’intérêt du jeu : il faut montrer qu’on a atteint le 1er, puis 2e, puis 3e, etc, niveau de la pyramide de Maslow (étudiée au collège en cours de techno…heum), en postant des photos et du texte sur le réseau social fait pour, le public vote et ceux qui ont le plus de voix continuent, même s’ils n’ont pas atteint le niveau dans le sens où Maslow l’entendait. Donc totalement subjectif, sans grand intérêt (selon moi), mais on comprend l’engouement du public pour ce jeu quand on sait comment aujourd’hui, tout le monde a internet, tout est interconnecté, et de nombreuses choses en ligne deviennent virales, avant de disparaître aussi vite que cela est apparu. Bon.

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J’ai été un peu déçue qu’on n’en apprenne pas plus sur le jeu, les participants, les conséquences morales, mais c’est un parti-pris de l’auteur qui a choisi la narration interne pour raconter cette histoire fictive.

Le narrateur, le héros (non héroïque) du livre est Christopher, un jeune SDF qui vit dans les rues de Londres. Il décide de s’inscrire un peu par hasard au site de ce jeu et devient de plus en plus connu presque malgré lui. Il en raconte un peu sur son environnement, sa famille, mais pas beaucoup, pas assez en tout cas selon moi. Il gravit petit à petit les échelons du jeu – alors qu’il n’aurait pas dû je pense car il n’a pas vraiment réussi tout ce que Maslow a « mis » dans chaque niveau. Est-ce un moyen pour l’auteure de montrer que la pyramide n’est pas valable, comme certains l’ont déjà démontré ?

Le point fort de ce court roman – outre qu’il ne traîne pas trop en longueur – c’est le style d’écriture, on retrouve une force, une amertume, une lassitude qui m’a vraiment donné l’impression d’entrer dans la tête d’un sans-abri, et qui me paraissait vraisemblable et honnête, même si je ne peux pas juger sans savoir ce que ça fait en réalité de vivre comme ça.

Conclusion

Ce roman n’est pas une révélation et n’est pas centré vraiment sur le jeu en lui-même, mais le point de vue d’un adolescent SDF. Mais ces mots résonnent fort, et c’est pour ça que dans l’ensemble, j’ai plutôt bien aimé ce livre, même si je ne compte pas le relire.

Pour finir, si vous êtes intéressés par les livres parlant de la vie des gens dans la rue, lisez No et moi de Delphine de Vigan.

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