Livres

Trilogie livres : « Ma raison de vivre » (« Reason to breath » (Breathing collection))

Article de Camille

J’ai été absolument impressionnée par le premier livre de cette trilogie. Cependant, j’ai bien moins accroché au second – presque désagréable à lire parfois -, même si le troisième vient assez bien clôturer le tout, malgré quelques points non résolus…

Ma Raison de vivre.png

blog-vh-ma-raison-de-vivreCollection : Breathing (VO)
Titres : Ma Raison de vivre (T1)/ Ma Raison d’espérer (T2)/ Ma Raison de respirer (T3) [fr] ; Reason to breathe (T1)/ Barely breathing (T2)/ Out of breath (T3) [VO]
Auteur : Rebecca Donovan
Dates de parution : 2011 à 2013 (VO) (2015 à 2016 en fr)
Prix Kindle : 14 € (fr) / 5 € (VO)
Prix papier : 18,9 € (fr) / 5,2 € (VO)
Résumé du premier tome (ne lisez pas les résumés des autres, ça vous spoilerait !) : Emma a tout fait pour empêcher Evan d’entrer dans sa vie. Non pas parce qu’il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire, et surtout, ce qui l’attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle…

Mon avis

Voilà les quelques mots que j’ai tapés en voulant commencer cette chronique, après avoir lu le premier tome : « Wahou, wahou, wahou. Je viens de refermer le premier livre de la trilogie, intitulé Ma Raison de vivre, sans arriver à m’extraire de cette avalanche d’émotions, de ce livre si fort qui m’a fait passer par tous les sentiments, peur, colère, amour, espoir… ». Ayant maintenant fini les trois et laissé reposer tout ça, je ne me sens plus aussi contente de cette série, en particulier avec le deuxième livre qui a bien douché mon enthousiasme car je n’ai pas apprécié l’intrigue, même si j’ai aimé la fine analyse psychologique de l’auteure vis-à-vis d’Emma, et l’ambiance à la fois sombre et porteuse d’espoir créée par Rebecca Donovan dont je reconnais le talent.

Même si les trois livres forment une trilogie, ne se lisent que dans l’ordre, se suivent, montrent les mêmes personnages qui évoluent, chaque livre avait clairement son signe distinctif, son empreinte, sa couleur…(je vous parlais de synesthésie dans cette autre chronique, où comment on peut « voir » des  couleurs en lisant). Le premier était sur comment Emma résistait à ce qu’elle subissait chez elle, le second sur sa vie chez sa mère et avec Jonathan, comment surmonter sa haine, et le dernier sur la reconstruction progressive d’Emma et des autres autour d’elle, après une période « fêtarde ».

Autant j’ai adoré Evan, le petit ami d’Emma vraiment trop gentil et soutenant, et Sarah, la meilleure amie qui agissait comme une mère poule avec cette dernière, autant je n’ai pas accroché avec Emma. Le personnage m’a convaincue grâce à sa profondeur psychologique, mais je n’adhérais pas du tout à ce qu’elle faisait.  D’ailleurs, on n’aura jamais compris pourquoi elle a deux noms tout du long : Emma/Emily…

« Emma avait une perception bien à elle du monde et de la place qu’elle y occupait. […] Mais c’est ce qui m’avait attiré en elle. Je voulais percer son mystère. »

Ma Raison de respirer, Rebecca Donovan

blog-vh-ma-raison-despererJe regrette aussi que certains personnages qui ont une présence, dont on a l’impression qu’ils ont une vraie importance, un caractère bien à eux, disparaissent, et qu’on n’en entende à peine reparler plus tard. C’est en particulier le cas pour les personnages « familiaux » (parents d’Evan et Sarah, mère d’Emma dans le 3e tome) mais aussi le notaire, Jonathan dans le 3e tome aussi… J’ai l’impression qu’il manque des approfondissements dans le dernier tome tome en général.

En parlant de ce fameux dernier tome, j’ai eu un gros problème avec la narration alternée Emma/Evan. Toute la première moitié du bouquin est du point de vue d’Emma, quand tout à coup on passe à la vision d’Evan, comme ça, sans transition si ce n’est un saut de ligne. J’ai mis quelques instants à me rendre compte de ce changement, et à chacun d’entre eux – quasiment toutes les pages – on re-changeait, donc j’étais embrouillée et n’arrivais pas à passer de l’un à l’autre aisément, comme rien ne marquait la transition. Et d’ailleurs, si j’aime souvent avoir le point de vue « alternatif », là ça n’apportait pas tant que ça, et vu le dérangement que faisait l’alternance des points de vue, je m’en serais passée.

En restant dans la partie problème, il y en avait niveau traduction/édition. Un « ça » confondu avec un « sa », une traduction de « oil » en « huile » au lieu d’ « essence » qui m’a fait  mourir de rire…

img_1187
Nan mais quand même, « je te dois un bidon d’huile » après avoir emprunté sa voiture…. x)

Ça peut arriver comme ce sont de «gros pavés», et la traduction est ok dans l’ensemble, mais ça ne m’en fait que plus regretter de ne pas avoir eu l’opportunité de le lire en VO – c’était un emprunt…

La traduction des titres – très bonne – ne correspond pas aux titres anglais, ne vous mélangez pas les pinceaux ! Personnellement, j’aurais appelé le premier Ma Raison de respirer et le dernier Ma Raison de vivre, car les textes reprennent respectivement plus souvent les expressions du titre de l’autre livre. Mais bon…

blog-vh-ma-raison-de-respirerLast but not least, les couvertures ! Et c’est un sans-faute pour la maison d’édition, illustrateur, designers, photographe ou qui-sais-je, elles correspondent tout-à-fait à leur texte respectif. Le premier tome montre la photo prise par Evan dont parle le livre, la seconde d’Emma allongée dans l’herbe avec le bras sur les yeux (il me semble que c’est décrit dans le livre), la dernière Emma près de l’océan où se passe l’histoire (les photos du dernier tome diffèrent selon qu’il soit en anglais ou français)… Le second tome est d’une couleur assez différente du tome 1 et 3 aux couleurs proches, ce qui n’est pas le cas de l’édition VO, mais bon, on va passer au-delà de ce mini détail  ;)

En voyant la première couverture, au début, sur des blogs, je pensais soit à un livre qui parlait d’une petite fille – j’ai cru à cause de la photo -, soit un thriller, soit un livre sur une histoire réelle de suicide. Finalement non, alors que les couvertures correspondent bien aux livres. Bizarrement, ça ne va pas dans les deux sens. Je ne m’attendais pas du tout à l’univers que j’ai découvert mais n’en suis pas mécontente. Attention quand même, c’est assez « lourd » psychologiquement, à ne pas mettre entre les mains de jeunes personnes, donc.

Conclusion

Enfin, j’aurais compris grâce à ce livre que si des gestes peuvent blesser au-delà de l’imaginable, les mots encore plus. Les mots ont une force. Ils sont puissants.

Si c’est un livre qui m’a appris quelque chose, alors pari réussi, j’approuve ce livre ! ;)

« Le chemin à parcourir était encore long avant d’être guérie. Avant d’être pardonnée. J’allais devoir me battre à chaque instant. Sans oublier qu’on a toujours le choix. J’ai choisi de vivre. D’aimer. De respirer. »

Ma Raison de respirer, Rebecca Donovan

Publicités

4 réflexions au sujet de « Trilogie livres : « Ma raison de vivre » (« Reason to breath » (Breathing collection)) »

    1. Je n’ai pas l’habitude me m’arrêter au milieu d’une suite le livre, j’aime les avoir tous en tête pour continuer la série… Mais ces livres étant un peu différents les uns des autres, ayant leurs propres particuliers, je pense que tu peux directement lancer dans la suite, en étant prévenue que le tome 2 est un peu différent, ne soit pas déçue si tu retrouves les personnages changés…
      Mais lances-toi si tu avais adoré le premier tome ! :)
      Camille

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s