Livre & film : « The Circle »

Article de Candice

J’avais vu il y a quelque temps la bande-annonce de « The Circle« , la nouvelle dystopie à la mode remplie d’acteurs célèbres (Emma Watson, Tom Hanks et cie). Quand je suis tombée sur le livre dans une petite librairie anglaise, je me suis donc laissée tenter et j’ai dévoré ce petit pavé en quelques jours !

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Film : « Le garçon au pyjama rayé »

Article de Camille

J’ai lu Le Garçon au pyjama rayé il y a quelques années, mais ce n’est, bizarrement, pas une lecture qui m’a marquée. Après avoir lu tant de livres de guerres, je crois que je me suis endurcie, même si je verse régulièrement ma petite larme devant tant de cruauté et de souffrances.

Blog VH - Le garçon au pyjama rayé

Quand j’ai vu le film sur Netflix, je me suis rappelée avoir lu le livre, et ai sauté de joie à l’idée de voir une adaptation cinématographique – une dont je n’avais aucune idée de son existence (comme d’habitude… -_-).

De mes souvenirs flous d’avoir visionné ce film il y a quelques petites semaines, je vais essayer de vous en faire une chronique…

Le film est plutôt bien fait, mais un peu longuet. Il ne se passe, dans le livre comme dans le film, pas grand-chose. Heureusement, ce film n’est pas raté grâce à ses acteurs qui supportent bien le film sur leurs épaules, c’est avant toutes choses grâce à eux que le film a un peu de substance.

Le père est positivement terrifiant, le garde absolument… je n’ai pas le mot (mais il me faisait grincer des dents en fronçant les sourcils !), la fillette était insupportable (tout comme elle l’est dans le livre), et le jeune héros, presque cruel par sa naïveté (ç’en est glaçant), mais très bien joué, de même que Shmul, le petit prisonnier juif.

Blog VH - boy stripped pyjamas.gif

Malgré cela, je n’ai pas su m’attacher assez aux personnages pour que le « coup de grâce » me fasse un effet. (P.S.: Ne cherchez PAS à connaître le film avant de le voir, sa force réside dans la surprise qui doit toucher le spectateur. Moi, comme d’hab’, je connaissais la fin avant même le début (en même temps, j’avais lu le livre avant, ça sera mon excuse pour cette fois !)).

Conclusion

Un film que je ne vous conseille que si vous le croisez par hasard mais une adaptation cinématographique qui n’apporte que très peu au roman, donc un avis en mi-teinte.

Film : « La Mélodie du bonheur » (« The Sound of Music »)

Article de Camille

La Mélodie du bonheur, c’est un film musical très, très connu datant de 1965. Je l’avais découvert il y a quelques années lors d’un séjour en Angleterre et que j’avais gardé en tête pour l’avoir bien aimé. J’ai bien peur que ce souvenir ait fait que mon re-visionnage ne soit pas à la hauteur de mes espérances, je crains ne l’avoir pas autant apprécié, mais je dois reconnaître que c’est quand même un bon film : simplement, il est d’une autre époque.

Blog VH - mélodie du bonheur.gif

C’est l’histoire d’une jeune nonne qui n’est pas faite pour la vie au couvent, elle aime trop se balader dans la montagne et chanter. Alors, quand on lui conseille un poste de gouvernante, malgré son hésitation, elle y va et décide d’y mettre tout son cœur. Mais les sept petits chenapans chez qui elle atterrit, ainsi que leur père, un strict capitaine dans la Marine, la mettent à rude épreuve au début. Malgré cela, grâce à la musique et au chant, elle conquiert toute la petite famille.

Blog VH - sound of musicLa musique est donc la place centrale de ce film et je trouve qu’elle est réussie : entraînante, joyeuse, facile et qui reste en mémoire, chaque chanson correspond bien à l’esprit du film et les mélodies sont aussi reprises et adaptées en fond sonore. Vous connaissez peut-être même au moins une des chansons de ce film qui sont connues, telle que Do-Re-Mi. En plus de ça, au niveau visuel, j’ai bien apprécié les plans larges de la montagne, des beaux paysages, du petit village montagnard… bien qu’ils soient très longs ! Quelques secondes de chaque plan nous auraient aaaamplement suffi. J’imagine que de nos jours, on est trop habitués aux films d’action, ou du moins rapides, où plein de scènes s’enchaînent et il faut garder le rythme. Ici, ce n’est certainement pas le cas, le film est tout simple et ne va pas trop vite (du tout). J’ai aussi apprécié la belle bâtisse dans laquelle la famille vit, leur jardin, ainsi que les costumes autrichiens des acteurs.

Après, pour en revenir au fait que le film est longuet, il dure quand même quasiment trois heures, et pour être honnête, il ne se passe vraiment pas grand-chose. Au lieu de nous balancer de longs plans d’une scène immobile où il ne se passe rien, pourquoi ne pas avoir mis plus de péripéties ? Comme les tours que les enfants jouent à leur gouvernante, Maria ? Des scènes où celle-ci affronte le capitaine ? Tout ce genre de choses manquaient alors que le film aurait plus que largement eu le temps de les montrer.

Blog VH - julie andrewsSinon, je n’ai pas parlé des acteurs, et pourtant ils méritent que j’en parle car je les trouve assez talentueux ! Si je dois avouer que c’est par moments surjoué (j’ose m’imaginer que c’était la mode dans les années 60), en revanche leur voix sont vraiment jolies, ils chantent tous très bien, avec « honnêteté » : je pense que tous ont apprécié de chanter pour ce film. J’ai bien aimé le capitaine, mais je trouve que Julie Andrews en particulier a vraiment une jolie voix et manière de jouer.  Elle joue tout en restant elle-même, car je trouve qu’on la retrouve quasiment à l’identique dans Princesse malgré elle, tourné une quarantaine d’années après. Même position, même sourire, même voix… Je comprends pourquoi c’est une comédienne reconnue.

Enfin, j’ai trouvé intéressant qu’il y ait quelques petits éléments historiques/politiques dans l’histoire avec l’arrivée des nazis, l’enrôlement obligatoire et la manière dont les personnages doivent faire face à ça, enfants comme adultes. Encore une fois, ça aurait pu être (bien plus) approfondi, mais en tout cas, le peu qu’il y a suffit déjà à donner une (petite) profondeur à l’histoire.

Conclusion

Pour conclure, je sais que j’ai pas mal critiqué le film dans cette chronique mais pourtant je l’ai aimé. Il a beau être d’une autre époque, on peut encore tout à fait l’apprécier : il nous rappelle de prendre notre temps et d’apprécier chaque bon moment qu’on passe. Donc si on me proposait de le regarder dans quelques années, pourquoi pas ?

Film : « Bee Movie »

Article de Camille

Ce sera sûrement un des seuls films d’animation que je chroniquerai sur le blog, mais celui-ci était particulier, il m’avait marquée, donc je vais en faire une courte critique.

Bee movie

J’ai vu ce film d’animation pour la première fois quand j’avais 9 ans, et il m’avait marquée, car souvent, j’y repense, ou en tout cas je me remémore ce qui m’avait interpellée dans ce film : sans les abeilles, la nature telle qu’on la connaît ne serait pas là. Je me passerais bien des insectes en général, des mouches, moustiques, guêpes, et abeilles car je ne vois pas leur rôle direct dans ma vie (à part pour m’empoisonner la vie, entendons-nous). Mais leur rôle indirect est énorme, et on n’en a pas toujours conscience ! Et c’est ce film d’animation pour enfants qui m’a fait rendre compte du rôle que peuvent avoir ces petites bébêtes – enfin une maison d’animation qui ne prend pas les enfants pour des êtres sans cervelle que des histoires de bisounours peuvent contenter.

Blog VH - yes.gif

Je n’ai pas grand chose à dire sur le visuel ou la musique du dessin animé, je suis consciente qu’il s’adresse à un public plus jeune que moi et donc que je n’apprécie pas entièrement sa simplicité, son côté un peu caricatural ou le « physique » (lol) des personnages, mais j’ai trouvé intéressant qu’il puisse être compris de plusieurs manières, on l’interprète différemment selon notre âge et je trouve ça super sympa dans un film pour enfants. Quand les plus petits verront simplement les épopées d’une abeille, les enfants un peu plus grands comprendront le rôle de la nature dans notre vie, les ados se questionneront sur les questions d’éthique sur l’exploitation animale et la préservation de l’environnement, et certains verront peut-être même un message politico-économique caché, comme quand une des abeilles dit : « at least we have our honey back », j’ai bien cru entendre le célèbre « our money back ». Finalement est-ce que récupérer ce qu’on s’est fait « voler » est toujours la meilleure solution ? Enfin, là je vais peut-être un peu loin dans ma théorie ;)

Conclusion

Si le film en lui-même, je ne l’ai pas adoré (dû à mon âge), j’ai quand même apprécié le message et la réflexion qui m’ont marquée, et je conseillerais donc de le faire regarder aux enfants.

P.S.: Si ça vous intéresse de savoir ce qu’il se passerait si les abeilles disparaissaient, je vous conseille cet article de L’Express.

Film : « Le collège, les pires années de ma vie »

Article de Camille

À l’approche des vacances, quoi de mieux que de vous faire paraître une petite chronique d’un film qui vous fera (peut-être) retomber en enfance adolescence ? Ce n’est pas tout à fait le genre que je chronique habituellement, mais bon, si jamais ça vous intéresse !

Blog VH - Middle school worse years

Quand j’ai vu ce film sur Netflix, j’ai tout d’abord cru que c’était une série (je ne savais pas que Netflix produisait des films à l’époque – « à l’époque » étant synonyme d’il y a quatre mois…). Je me suis rappelée que mon petit frère avait lu les bouquins, alors par curiosité, j’ai regardé le trailer (voir en fin d’article), sans être trop intéressée. Comme ça n’avait pas l’air trop mal, je me suis lancée !

Blog VH - collège pires années vie

Et encore une fois, je ne regrette pas ! Si j’ai été un peu déçue au début de voir que Netflix ne proposait pas énormément de blockbusters et j’ai été déçue par quelques films que j’avais regardés, finalement je me rends compte qu’il y a quand même pas mal de bons films.

Celui-ci débute avec la rentrée d’un adolescent, Rafe, dans un nouveau collège en milieu d’année. Dès le début, il s’attire les foudres du principal, un homme stupide et un peu trop caricaturé… Mais bon, ce film n’a pas pour but de paraître réaliste, en particulier quand les dessins du jeune Rafe prennent vie grâce à son imagination débordante, et je pèse mes mots. Je ne m’attendais clairement pas une telle imagination, surtout avec la révélation de la presque fin :'(

Mais sinon, j’ai trouvé que les acteurs restituaient plutôt bien un caractère d’ado, j’avais bien l’impression de revoir des expressions, des manières de garçons en plein dans l’âge bête (sans vouloir vexer personne !) – heureusement nos héros sont plutôt épargnés !

Niveau réalisation, je n’ai pas trouvé ça extra. Les dessins animés qui se superposaient au film ne m’ont pas transcendée, la musique actuelle n’était pas faite en particulier pour accompagner le film, même si elle ne jurait pas non plus, le cadrage n’avait rien d’inhabituel. Après bon, ce film s’adresse à des ados qui se retrouveront peut-être dans ce film et qui ne recherchent pas trop le côté artistique… même s’il y a un peu « d’art » dans ce film quand même !

Blog VH - collèges pires années

En conclusion, j’ai assez apprécié ce film même si je ne fais pas partie de la catégorie de public à laquelle il est destinée, je trouve donc que Netflix a plutôt bien réussi son coup en produisant ce film familial !

(Et bonne chance à ceux qui passent le Brevet et le Bac dans quelques jours !)

 

Film : « Avant toi » (« Me Before You »)

Article de Camille

J’avais découvert le film et le livre lors de la sortie de ce dernier, qui avait pas mal fait parler de lui. Le trailer (voir en fin d’article) m’avait vraiment donné envie de découvrir cette histoire, et Candice avait lu livre et me le conseillait, donc je m’étais lancée !

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Blog VH - Me before you livreJ’avais bien apprécié le livre, même si je lui avais trouvé quelques longueurs et détails inutiles (ce que je remarque très souvent chez des livres destinés plutôt à un public adulte). Enfin bref, j’avais aimé l’histoire et ses personnages qui m’avaient émue, et c’était donc en sautant de joie que j’étais allée voir le film. J’avais adoré !

Donc, il y a quelques semaines, en voyant que ce film venait de débarquer sur le Netflix british, ni une ni deux, je l’ai regardé, laissant une série de films à moitié regardés derrière moi (je crois que j’ai un « film hangover », j’en ai trop regardé, peu me satisfont en ce moment, je les finis rarement. L’autre jour, j’ai regardé la liste de films regardés depuis que j’ai Netflix, vers Novembre 2016 et oh là là, la liste est interminable ! J’ai dû en voir plus en quelques mois que du reste de ma vie ! Enfin, passons.)

Pour en revenir à ce film, j’ai l’ai toujours autant apprécié lorsque je l’ai revu.

Blog VH - gif me before you

Hum, oui, quand même, et plus même… Désolée !

Les premières minutes installent bien le cadre du film : en quelques instants, on est plongés dans l’histoire et on ne va plus en ressortir.

Dès le début, j’ai adoré la manière dont c’est filmé, c’est joli, réfléchi, c’est agréable à regarder. Le cadrage, les plans, les couleurs, tout est splendide. En plus, ça se passe dans un charmant petit village anglais ! Ça fait bien typique mais pas trop dépaysant, juste bien comme il faut.

On découvre aussi dans les premières minutes les deux protagonistes, un jeune homme (enfin, 31 ans, je dirais bien qu’il est vieux mais je veux vexer personne hein !) handicapé – quadriplégique, il me semble, c’est-à-dire paralysé des quatre membres – et surtout très cynique…

Blog VH - claflin

et Lou, une jeune femme joyeuse et colorée (au propre comme au figuré). Les deux acteurs sont vraiment excellents – je connaissais Sam Claflin de Hunger Games, et je découvrais Emily Clarke (connue de beaucoup mais pas de moi, je ne regarde pas Game of Thrones). Dès que je l’ai vue jouer – comme vous tous, je pense – j’ai remarqué ses sourcils qui sont absolument miraculeux, je ne connais personne qui arrive à les bouger à ce point, j’ai été im-pres-sion-née !! Blog VH - clarke eyebrowsAprès ça, c’était gagné, j’étais toute acquise à sa cause ; en plus, même sans ses incroyables sourcils, c’est une très bonne actrice, très honnête dans sa manière de jouer et expressive (ok, ça, ça en revient aux sourcils. En fait, j’m’en remets pas).

Bref, ces deux acteurs sont vraiment géniaux, et j’ai trouvé les acteurs secondaires très bons aussi. J’ai aimé retrouver Bredan Coyle qui joue aussi bien le rôle de père de famille que dans Lark Rise to Candleford (une petite série historique toute mignonnette pas piquée des hannetons, absolument inconnue de tous). Les parents de Will sont un peu trop en arrière-plan malheureusement. Ça fait la deuxième fois sur ce blog que je me plains mais : POURQUOI CAMILLA C’EST TOUJOURS LE NOM DES MÉCHANTES ? En tant que Camille je me sens profondément vexée, ça je vous le dis.

Seul petit (gros ?) point négatif auquel je n’aurais pas pensé si je n’avais pas lu des critiques : c’est vrai que le traitement du handicap est un peu maladroit et que la morale peut aussi être considérée comme négative (spoiler : le fait que l’euthanasie de l’un enlève un poids aux autres…).

Malgré tout, le mélange de tous les personnages – confrontation de quelques clichés – est intéressant et amusant. C’est un film qui m’a redonné le sourire (et la larme à l’œil).

Que vous dire d’autre ? Pour les amateurs de drames romantiques qui ont de la profondeur, je ne peux que vous le conseiller de tout cœur. Les décors (Angleterre, puis île Maurice et Paris) sont vraiment merveilleux (en tout cas plus romantiques qu’en réalité…), très bien filmés, le tout monté sur une jolie musique (allez voir si le trailer ci-dessous ne vous émeut pas et vous me direz). C’est amusant, c’est intelligent, ça fait réfléchir au handicap et à la vie. Moi je vous le dis, si c’est votre genre de film, ne passez pas à côté (et puis n’oubliez pas le livre quand même ! :) )

Voilà le trailer en VOST, je vous quitte ici et attends vos commentaires sur ce film avec curiosité.

Film : « La La Land »

Notre première critique à quatre mains ! De Camille et Candice.

Ah Là là (land) (non, je blague), ce film, j’en avais entendu parler depuis si longtemps… J’avais un peu peur d’être déçue, après toutes les critiques élogieuses que j’avais entendues, mais j’étais sûre de l’adorer, comme au niveau artistique, il était censé être excellent. Finalement, je l’ai vraiment bien aimé, mais ce film a quand même quelques petits défauts…

Au contraire, moi, je n’avais aucun doute ! J’ai vu le film dès sa sortie et j’avais un très bon a priori. Des acteurs que j’adore, une histoire romantique à souhait, des chansons entraînantes qui égayent le tout… J’avais trop hâte !

Blog VH - La La Land poster

Par quoi commencer ? Il y a tant à dire…
Commençons par ce qui a fait une bonne publicité à son film : ses deux acteurs principaux. Ryan Gosling et Emma Stone sont deux excellents acteurs qui supportent presque à eux seuls tout le film : je dirais qu’il n’y a même pas de personnage secondaire, que des « tertiaires », vraiment en arrière-plan. LLL d 41-42_6689.NEFJe ne suis pas d’accord, j’ai trouvé que la force du film reposait justement sur l’histoire unique de ce couple, et que c’est une très bonne chose qu’elle n’ait pas été dérangée par des intrigues secondaires et parasites. Si parfois ce défi est réussi, comme dans Passengers, ici ça m’a paru un tout chouïa répétitif, en particulier car le film est un peu long… C’est vrai qu’on trouve de petites longueurs vers la moitié du film, rien de très dérangeant à mon sens, mais ça a lassé un certain nombre de spectateurs, je crois.

Mais sinon, je trouve leur performance assez impressionnante : Emma incarne en particulier ses personnages avec une grande sincérité, comme quand, dans le film, elle joue une courte scène émouvante au téléphone devant un jury durant des auditions. Une belle mise en abîme de la carrière d’acteur, et nous même au cinéma : on a vu plusieurs fois des salles de spectacle dans le film. En plus de ça, les deux acteurs chantent, dansent ou jouent du piano d’une manière assez impressionnante ! Le fait qu’ils n’aient pas été doublés pour le chant et la danse, et quasi pas pour le piano montrent vraiment qu’ils sont talentueux. Et cela ajoute un certain charme au film, parce que le chant n’est pas toujours parfait et lisse mais ponctué de rires et de phrases presque parlées. Je mets quand même un petit bémol au jeu d’acteur de Ryan Gosling : c’est pas sa faute, face à la pétulance d’Emma Stone, c’était difficile de tenir le choc, mais je trouve qu’il est parfois un peu trop dans la retenue…

Le tout est mis en avant par le visuel, extrêmement réussi malgré quelques petits faux raccords (mais ils étaient peu, vu qu’il y avait beaucoup de travelling, « plans fixes mouvants » : une caméra qui se déplace sans que l’image ne soit coupée, ça faisait très fluide). Moi qui fais toujours très attention au côté artistique dont c’est filmé et mis en scène, j’ai été absolument ravie ! Blog VH - Opening scene La La LandLa scène d’ouverture est pour moi déjà culte.  J’avais rarement ressenti une émotion pareille dans une salle obscure, mais là (la land, ok je sors) ! (Haha, je t’ai contaminée !) La musique, la danse, le rythme incroyable de ce plan-séquence m’ont véritablement emportée et ont comme insufflé un grand enthousiasme dans ma poitrine.

Tous les petits détails, comme les enchaînements de plans qui résument la vie habituelle des deux personnages au début (zoom sur le café, l’assiette, le disque…), la scène de la voiture vue des deux côtés, etc, j’en suis tombée sous le charme. En plus de ça, le son était aussi très bon, que ça soit les bruits (tasse, gramophone, voiture, claquettes) rythmés ou la musique (elle mérite bien son Oscar). N’étant pas fan de musique, je m’attendais à ce que la bande-son soit absolument merveilleuse et qu’elle me fasse apprécier la musique – le jazz en particulier. Cependant, j’ai été déçue que ça n’ait pas été le cas, et que la musique soit un peu répétitive tout au long du filmAprès, c’est peut-être dû au fait que j’avais écouté certaines musiques avant de voir le film. Je m’attendais quand même à un peu plus de chansons différentes, et de danse aussi : c’était trop peu « comédie musicale » à mon goût, même si je ne m’y connais pas beaucoup là-dessus. Camille, je ne te comprendrai jamais ! Comment peut-on ne pas aimer la musique… Pour moi, la bande-son de La La Land est magnifique, et encore aujourd’hui je ne peux pas m’empêcher de l’écouter en boucle. Il s’agit même du premier CD que j’ai acheté depuis… des siècles ! (Depuis quand tu achètes des CD !? °o°) Même si je ne suis pas fan de jazz, les styles musicaux sont assez diversifiés et collent toujours très bien aux scènes. J’aime beaucoup les comédies musicales en général, donc l’atmosphère musicale du film est à mon sens vraiment merveilleuse, et a réussi à redonner un petit coup de jeune à un genre parfois un peu démodé !

Enfin, pour finir, la fin de ce film… Argh ! Spoiler (sautez au paragraphe suivant si vous n’avez pas vu le film) : elle m’a littéralement fait grincer des dents. Quand on retrouve nos deux personnages cinq ans après, ils ne sont pas devenus ce qu’on voulait qu’ils deviennent. Alors quand tout le film se rejoue différemment, en quelques minutes, on est perdus mais contents de trouver notre fin rêvée. Enfin, j’avais raison de ne pas trop y croire, on est rappelé à la raison, comme Mia et Sebastian. Je comprends un tout petit petit peu la fin, ça nous ramène sur Terre, ça fait plus réaliste, ce n’est pas un conte de fée, mais quand même quoi !! Je veux que tous  les films que je regarde et les livres que je lis se finissent bien. Nah. Pas bien-bien, mais bien-parfait, et pour tout le &qh5#scv!c monde !! Non mais ! Heureusement qu’avec un peu d’imagination, on peut effacer les dernières minutes du film de notre mémoire et garder la fin qu’on veut. Hey, fût-fût les réalisateurs, quand même ;) ALORS LÀ, I disagree. C’est quoi cette vision de bisounours ? (J’assume totalement.) C’est vrai que ça fait plaisir quand tout se termine bien, quand tout le monde il est content. Mais la vie, ce n’est pas ça ! Quel est l’intérêt de s’immerger dans des histoires hors du commun si la fin, elle, est courue et connue d’avance ? Les histoires où tout finit bien finissent par être insipides et ennuyeuses. Et le plus grave, c’est qu’elles nous donnent des attentes irréalistes sur la vie… On peut alors tomber de haut. Au contraire ! Les histoires, oui, ce n’est pas la vraie vie où rien n’est jamais parfait, mais ça on le sait, les histoires c’est un échappatoire, où tous ceux qui le méritent ont droit à leur happy ending. Les séries de péripéties nous entraînent vers un final en apothéose ! Personnellement, connaître la fin des histoires avant le début de m’a jamais dérangée, à l’inverse, c’est pour ça que j’adore relire mes livres, je savoure encore plus les dernières pages après avoir revécu le récit.

Pour moi, la fin de La La Land est parfaite. Elle montre comment Mia et Sebastian ont accompli leur(s) rêve(s). Il leur a fallu faire un choix entre amour et carrière à un certain moment de leur histoire, tout ne pouvait pas triompher. Mia et Sebastian ne sont pas des super héros à qui tout réussit ! Le fait de se revoir leur fait se remémorer ce qui aurait pu arriver s’ils avaient fait un choix différent, et la séquence, pleine de mélancolie, est très belle. Elle laisse la place à notre imagination, et on se reconnait un peu en Mia, Sebastian et leur nouveau bonheur un peu disjoint.

C’était un bon boulot de la part de toute l’équipe du film, des maquilleurs aux costumiers (cette robe bleue… <3), en passant par les musiciens, les danseurs, les acteurs bien sûr, et le directeur du film et toute son équipe. J’ai beau ne pas être d’accord avec ce dont ils ont fait de tout le film, l’avoir trouvé un petit peu long et plat par moment, le côté artistique, visuel et auditif rattrape vraiment tout, donc je dis YES ! Et moi aussi, encore plus fort !

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