Livre : « Le Rêve de Charlotte »

Article de Camille

J’avais promis il y a longtemps que je chroniquerais bientôt un livre sur les chevaux, ayant des cavalières parmi mes lectrices, mais j’avais bien tardé…

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NetGalley.com, ou comment recevoir des livres gratuits en échange de chroniques

Article de Camille

Chers ami(e)s lecteurs/trices,

Avant toute chose, ceci est notre 100e article !! C’est une barre franchie, et puis c’est l’occasion de vous faire un petit article spécial pour partager une de mes astuces pour bloggeurs-lecteurs !

Pour beaucoup d’entre vous, c’est la rentrée : à l’école, au boulot… mais aussi c’est la rentrée littéraire ! Moi, je ne m’en préoccupe pas beaucoup, d’une part car je ne lis habituellement pas énormément de nouveautés, mais aussi car j’ai trouvé il y a une petite semaine un site génial qui me permet de recevoir plein de livres gratuitement, légalement, grâce à des éditeurs. Le voici !

 

Blog VH - netgalley.png

Le principe

Le principe est simple : vous posez des demandes sur les livres qui vous plaisent du catalogue proposé, des maisons d’édition vous offrent ces livres (ça peut arriver qu’elles refusent), en échange d’une chronique honnête et d’un très court message (facultatif) à l’éditeur.

Je vous copie-colle ici la description du site :

Nous sommes ravis d’accueillir les lecteurs qui recommandent leurs coups de coeur et contribuent à leur succès. En tant que lecteur, vous pouvez solliciter en lecture nos titres en avant-première mais également être directement invité par l’éditeur. Ces avant-premières sont appelées « épreuves » dans le jargon éditorial, et « galley » en anglais, d’où le nom de NetGalley !
Vous pourrez accéder aux épreuves et services de presse numériques sur la majorité des supports en vente, et soumettre vos avis, critiques et recommandations directement via NetGalley.
Notre ambition est de soutenir les lecteurs professionnels* dans leur action de prescription et de recommandation.
Vous lisez et recommandez des livres ? Soyez les bienvenus et profitez gratuitement des services de NetGalley !

– Netgalley.fr

*les « lecteurs professionnels » sont ceux qui rédigent des chroniques, même juste en tant que loisir comme moi !
Non seulement c’est une manière géniale de livre des livres en avant-première mais c’est aussi peu contraignant.

Vous n’êtes en réalité pas tout à fait obligés de chroniquer tous les livres reçus, même si c’est dans votre intérêt de le faire. Sur votre profil NetGalley apparaît un pourcentage : le pourcentage de chroniques/feedbacks que vous rédigez par rapport au nombre de livres reçus. Plus haut est ce nombre, plus les éditeurs souhaiteront accepter vos requêtes. Simple, gratuit, efficace, utile.

S’inscrire

Screenshot 2017-09-03 16.38.27Vous vous inscrivez en quelques minutes, renseignez votre occupation (éditeur, lecteur…) et si vous dites « lecteur », on vous demandera aussi de renseigner le support sur lequel vous postez vos avis (sites genre Goodreads/Amazon, blog…).

Une fois votre profil créé, vous choisissez les genres littéraires qui vous plaisent le plus, puis vous rédigez une très courte biographie sur vos habitudes de lecteur, que les éditeurs liront avant d’accepter vos demandes, en théorie. C’est tout ! Ne vous reste plus qu’à aller éplucher le catalogue en ligne comme quand vous faisiez des listes au Père Noël !

Mon astuce : S’inscrire sur Netgalley.fr, tenter l’expérience, et si ça vous plaît, aller sur Netgalley.com. Vous gardez alors le même compte, mais accédez au site en anglais, qui propose des livres différents et en plus grand nombre. Le site existe aussi en allemand et japonais. Dans ce cas, faites votre bio en deux (trois, quatre…?) langues, et précisez bien dans celle-ci dans quelle langue vous posterez vos avis.

Bilan

Après une semaine, j’ai déjà reçu 8 livres, j’ai 5 demandes en attente, et aucun refus. J’ai posté 3 retours terrain (feedback) et chroniques (review) (sur Goodreads, elles arriveront bientôt sur le blog). J’ai fait l’erreur de télécharger tous les livres que les maisons d’édition ont accepté de m’envoyer d’un coup, donc là mon pourcentage est faible, comme j’en ai chroniqué peu… Mais je vais vite me rattraper ! :’D

 

 

J’ai déjà lu 1 livre français, 2 anglais, et je suis en train de lire un documentaire sur l’école. Je n’aurais jamais osé me lancer dans un documentaire si je ne l’avais pas eu gratuitement, mais je ne regrette absolument pas. Le livre est très intéressant et me donne envie de découvrir d’autres documentaires !

Conclusion

Je suis tombée sous le charme de ce site et vous incite vivement à aller le découvrir. Vraiment, c’est tout bénéf’ pour vous comme pour les auteurs et éditeurs : vous lisez gratuitement de très bons livres, vous leur faites de la publicité avant la sortie de leurs livres, leur permettez de s’améliorer… N’attendez pas, sautez le pas ! -> Netgalley

[EDIT après commentaires : Les livres envoyés sont toujours au format numérique. Merci à Kin de Plumes de Lune qui nous propose le site SimPlement.pro, dans le même genre que NetGalley avec en plus des auto-édités français. Merci !]

Série : « Las Chicas del Cable »

Article de Camille et Candice

Que Gran Hotel fasse attention, Las Chicas del Cable pourraient bien lui faire perdre son titre de « série préférée » à mon coeur ! Et ce n’est pas étonnant, car ces deux-là, ainsi que Velvet, sont des séries assez semblables, et pour cause : elle sont du même producteur espagnol et ça se retrouve dans les intrigues que j’aime beaucoup.

Pour moi la question ne se pose pas : Les demoiselles du téléphone n’est pas tout à fait au niveau, et je ne la verrais pas rivaliser avec d’autres séries espagnoles chères à mon coeur, comme Gran Hotel ou L’espionne de Tanger. Les 8 premiers épisodes de la saison 1 sont sortis au printemps sur Netflix, et on voit que la multinationale a souhaité imposer ses critères de production : le résultat est une série sympathique mais sans plus, à la réalisation académique et aux rebondissements attendus.

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Personnellement, Las Chicas del Cable a tout pour me plaire ! Dès les premières secondes du film, j’ai été happée ! Netflix, pitié, ne nous fais pas languir ! Les séries, moi je dis, il faut les sortir toutes d’un coup ou pas du tout ;P

J’avoue que j’étais toute contente lorsque les épisodes sont sortis sur Netflix, et le pitch donnait envie : une série d’époque (et les costumes qui vont avec !), avec des protagonistes féminins aux idées bien arrêtées sur fond de lutte des classes, le tout saupoudré d’une ou deux histoires d’amour bravant les interdits. Forcément, j’ai tout de suite signé et avalé les épisodes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire…

Rien que l’affiche de la série et son trailer donnent déjà super envie. Étant une « grande » production, tout est pensé dans les détails. Même le générique, je l’aime tellement que je ne le saute jamais . Ah là là, cette série, qu’elle est bien ! *soupir*

Blog VH - las chicas cableDéjà, son cadre historique est prometteur. Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne connais qu’assez peu l’histoire de l’Espagne, même récente. Alors, me plonger un petit peu dans la vie de l’époque m’a tout de suite attirée. Je connaissais un petit peu les droits des femmes en Espagne (qui sont plutôt en avance sur leur époque avant de s’amoindrir vers le milieu du siècle) alors ça m’ajoute un pincement au coeur d’imaginer nos protagonistes, quelques décennies plus tard, avec des droits encore plus restreints.

Bien que sur le papier, il soit déjà assez choquant de découvrir que les femmes ne pouvaient pas voter, divorcer, ou encore aller à la banque ou travailler sans l’accord de son mari, le voir dans un film, vécu par des personnages auxquels on s’attache nous fait encore plus prendre conscience de ce que subissaient les femmes autrefois – et subissent encore aujourd’hui dans certains pays, je le crains. Je trouve que la question du rôle de la femme dans la société de l’époque est plutôt bien traitée, sans empiéter sur le reste.

C’est vrai que cette série aux accents féministes, avec la diversité de ses personnages principaux, permet de mettre en lumière la diversité des problèmes auxquels les Espagnoles étaient confrontées à l’époque. Faire face à un mari rétrograde et brutal, se faire une place à Madrid quand on arrive de sa province innocente, être la première femme de sa famille à travailler… Ce sont autant de problématiques abordées de façon intéressante par Las Chicas del Cable.

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J’ai aussi beaucoup apprécié la voix-off qui fait des réflexions intelligentes et bien pensées, appuyée sur la vie des personnages, ça apporte un quelque chose en plus.

Pas d’accord du tout sur ce point ! La voix off est non seulement omniprésente mais aussi gnan-gnan à souhait, avec des réflexions pseudo-philosophiques qui tournent en rond, du genre « C’est là que je me suis aperçue que dans la vie, les amis, c’est ce qu’il y a de plus important ». Merci, Sherlock Holmes ! 

Autre petit côté insupportable de cette série : la musique ! Depuis les films de Baz Luhrmann ou le Marie-Antoinette de Sofia Coppola, la grande mode, c’est l’anachronisme musical… S’il peut être intéressant quand il s’agit d’un choix artistique assumé et pertinent, ici les musiques criardes et commerciales n’apportent rien, bien au contraire. On a l’impression que les producteurs ont juste eu la grosse flemme de chercher ce qui s’écoutait à Madrid pendant les années folles !

Pas faux… A côté de ça, il y a l’intrigue, assez semblable à Gran Hotel et Velvet comme je le disais plus tôt. Personnellement, j’aime bien, car je sais que les réalisateurs, habituellement, ne nous « maltraitent » pas, c’est-à-dire que l’histoire se déroule plus ou moins comme on le souhaite (malgré de malheureuses péripéties – sinon y aurait pas d’histoire ! Péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres, si je peux me permettre). Et puis, ils ne tuent pas nos personnages chéris (*regard appuyé en direction de Downton Abbey*, hm hm) ! En revanche, certains types de personnages meurent assez facilement et un peu toujours de la même manière pas très naturelle. Après, on retrouve aussi une sorte de triangle amoureux (ne partez pas en poussant de hauts cris, vous SAVEZ que ça se finira bien, je vous le dis (enfin, habituellement… Je n’ai regardé qu’une des trois séries jusqu’au bout, en fait !)), et puis toujours un personnage fiancé contre son gré, un majordome un peu sec mais pas méchant au fond, un homme brutal qui cache les apparences, une mère de famille calculatrice, etc… Et puis aussi et surtout, on a quand même un grand recyclage des mêmes acteurs (Yon Gonzalez, Concha Velasco, et puis Amaia Salamanca et Marta Hazas dans les deux autres séries). Enfin bon, moi j’dis j’rien, je les aime bien les acteurs ! Et heureusement ! (Y a que celle de Velvet, Paula Echevarria, qui me fait grincer des dents)

Comme l’a bien résumé Camille, ces séries espagnoles sont des as du recyclage ! Et si ces répétitions lui plaisent (rappelez-vous, elle peut relire le même livre 15 fois sans se lasser et adore les spoilers et les happy ends), pour moi cela commence à faire beaucoup… Le contexte et les thèmes abordés sont donc pour moi intéressants, mais le traitement de l’intrigue laisse à désirer, en penchant un peu trop vers la bluette facile, voire vers la telenovela franchement lassante. À vous de faire votre choix !

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Vu que mes critiques en particulier sont trèèès longues – encore plus quand elles sont à quatre mains -, nous allons abréger notre chronique ici avant que je me mettre à réfléchir à tous les petits détails dont je pourrais vous parler.

Conclusion

Pour finir, tout simplement, nous vous conseillons cette série, en particulier si vous aimez les séries historiques espagnoles (oh, comme je ne regrette pas d’avoir étudié l’espagnol à l’école !!).

Et si vous l’avez vue, dites-nous ce que vous en avez pensé, nous adorerions savoir votre opinion !

 

Série livre : « Complots à Versailles »

Article de Camille

La série Complots à Versailles est définitivement une des séries livresques phares de mon enfance : ces livres ont longtemps été parmi mes préférés avant de se faire remplacer, récemment, tout doucement, par d’autres belles découvertes destinées à un public un peu plus âgé, avec des personnes et des intrigues plus complexes. Malgré cela, Complots à Versailles et ses personnages, Cécile, Pauline, Guillaume, Silvère, Élisabeth, Thomas, Mme de Payol… tous occupent une place spéciale dans mon cœur ♡

Blog VH - Complot à VersaillesAuteur : Annie Jay
Série : Complots à Versailles
Titres : Complot à Versaille ou À la cour du roi (autre édition) (T1) / La dame aux élixirs (T2) / L’aiguille empoisonnée (T3) / Le trésor des Rovigny (T4)
Dates de parution : de 1993 à 2017 (mais ça n’a pas pris une ride !)
Prix papier : 5,9 € en poche (3 premiers tomes) / 14,9 € en broché (tous les tomes)
Résumé T1 : 1676. Cécile ne cesse de critiquer les nobles. Mais le jour où elle est convoquée, avec son amie Pauline, à la cour du roi Louis XIV pour y être demoiselle de la reine, tout change. Ensemble, elles sont aux premières loges pour observer les intrigues et manœuvres de la cour. Gare aux tourbillons des complots qui pourraient les entraîner bien malgré elles !

Mon avis

Il a fallu attendre presque 25 ans d’attente entre le premier et dernier tome… C’est assez énorme ! Et c’est vrai que j’ai l’impression que l’auteure à évolué, elle aussi, car chaque livre a une « teinte », un ton et une intrigue qui, bien que semblables, montrent une évolution.

Je crois que le premier tome, Complot (sans s) à Versailles [ou À la cour du roi (suivant les éditions)], est le livre que j’ai lu le plus de fois dans ma vie, probablement une bonne dizaine de fois (quand ma mère et ma sœur vont lire ça, elle vont pousser de hauts cris – comme toute ma famille dès que je parle de relire un livre, allez savoir pourquoi, je ne vois pas le souci !). À une période, je le lisais de la même manière qu’on lit une poésie qu’on connaît par cœur, à moitié lisant, à moitié récitant de tête.

Dans ce premier livre, nous vivons une partie de l’enfance de Cécile, Pauline et Guillaume et les voyons grandir jusqu’à leur vie de courtisans à Versailles. J’aime beaucoup le fait que tous les personnages soient différents, jamais parfaits, et ne rentrent pas dans le moule de la société. Cécile a le cœur sur la main, mais a la critique des nobles facile, Pauline est très gentille et assez coquette, Guillaume est un peu timide mais courageux et un peu très (trop) protecteur.

Blog VH - Complots Versailles

Coffret complet de la série

Les intrigues sont bien construites, et sont parfois liées entre elles. Je regrette un peu que les coïncidences soient un peu trop poussées parfois, mais bon, ça permet de résoudre plusieurs enquêtes d’un coup ! Ce que j’aime dans ces intrigues, c’est que plusieurs éléments sont disséminés tout au long de l’histoire, mais ce n’est qu’à la fin que tous les éléments s’emboîtent !

En plus de ça, j’adore la manière dont l’auteure nous fait voyager dans le Paris du XVIIe siècle, à Versailles avec le Roi-Soleil… On découvre beaucoup de choses sur l’époque en quelques phrases, sans empiéter sur le récit, pour créer une solide base réelle à l’histoire. Entre la chasse aux sorcières, les coulisses de la vie de demoiselle d’honneur, la condition des pauvres ouvriers de Versailles, la boutique d’un parfumeur-gantier, les rivales de cour… Une bonne partie de ma connaissance de l’époque du Roi-Soleil, je la dois à Annie Jay !

Honnêtement, je ne vois pas quel point négatif à cette série… Peut-être les couvertures, car avec des éditions qui changent selon les « époques », mes couvertures ne sont pas assorties ni au même format (malheur pour un lecteur !). J’aime la couverture  du premier livre (Livre de Poche, voir en haut de l’article), et elle fait moins enfantin que la dernière édition sortie cette année (Hachette, milieu d’article) dont j’adore quand même les illustrations… Vous voyez juste au-dessus de ce paragraphe l’édition entre les deux (Livre de Poche), celle que j’apprécie le moins. Mais, après tout, peu importe l’extérieur si l’intérieur est un petit bijou ! ;)

Conclusion

Une de mes séries préférées de chez préférées de quand j’étais petite, une série quasiment parfaite ! Bien que ce livre ne s’adresse pas à mon lectorat habituel d’ados/ jeunes adultes, retenez-le bien, car si vous avez un cadeau à faire à une petite nièce, cousine ou autre… et bien, pourquoi pas une jolie petite série livresque historique ?! :D

Film : « Le garçon au pyjama rayé »

Article de Camille

J’ai lu Le Garçon au pyjama rayé il y a quelques années, mais ce n’est, bizarrement, pas une lecture qui m’a marquée. Après avoir lu tant de livres de guerres, je crois que je me suis endurcie, même si je verse régulièrement ma petite larme devant tant de cruauté et de souffrances.

Blog VH - Le garçon au pyjama rayé

Quand j’ai vu le film sur Netflix, je me suis rappelée avoir lu le livre, et ai sauté de joie à l’idée de voir une adaptation cinématographique – une dont je n’avais aucune idée de son existence (comme d’habitude… -_-).

De mes souvenirs flous d’avoir visionné ce film il y a quelques petites semaines, je vais essayer de vous en faire une chronique…

Le film est plutôt bien fait, mais un peu longuet. Il ne se passe, dans le livre comme dans le film, pas grand-chose. Heureusement, ce film n’est pas raté grâce à ses acteurs qui supportent bien le film sur leurs épaules, c’est avant toutes choses grâce à eux que le film a un peu de substance.

Le père est positivement terrifiant, le garde absolument… je n’ai pas le mot (mais il me faisait grincer des dents en fronçant les sourcils !), la fillette était insupportable (tout comme elle l’est dans le livre), et le jeune héros, presque cruel par sa naïveté (ç’en est glaçant), mais très bien joué, de même que Shmul, le petit prisonnier juif.

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Malgré cela, je n’ai pas su m’attacher assez aux personnages pour que le « coup de grâce » me fasse un effet. (P.S.: Ne cherchez PAS à connaître le film avant de le voir, sa force réside dans la surprise qui doit toucher le spectateur. Moi, comme d’hab’, je connaissais la fin avant même le début (en même temps, j’avais lu le livre avant, ça sera mon excuse pour cette fois !)).

Conclusion

Un film que je ne vous conseille que si vous le croisez par hasard mais une adaptation cinématographique qui n’apporte que très peu au roman, donc un avis en mi-teinte.

Film : « La Mélodie du bonheur » (« The Sound of Music »)

Article de Camille

La Mélodie du bonheur, c’est un film musical très, très connu datant de 1965. Je l’avais découvert il y a quelques années lors d’un séjour en Angleterre et que j’avais gardé en tête pour l’avoir bien aimé. J’ai bien peur que ce souvenir ait fait que mon re-visionnage ne soit pas à la hauteur de mes espérances, je crains ne l’avoir pas autant apprécié, mais je dois reconnaître que c’est quand même un bon film : simplement, il est d’une autre époque.

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C’est l’histoire d’une jeune nonne qui n’est pas faite pour la vie au couvent, elle aime trop se balader dans la montagne et chanter. Alors, quand on lui conseille un poste de gouvernante, malgré son hésitation, elle y va et décide d’y mettre tout son cœur. Mais les sept petits chenapans chez qui elle atterrit, ainsi que leur père, un strict capitaine dans la Marine, la mettent à rude épreuve au début. Malgré cela, grâce à la musique et au chant, elle conquiert toute la petite famille.

Blog VH - sound of musicLa musique est donc la place centrale de ce film et je trouve qu’elle est réussie : entraînante, joyeuse, facile et qui reste en mémoire, chaque chanson correspond bien à l’esprit du film et les mélodies sont aussi reprises et adaptées en fond sonore. Vous connaissez peut-être même au moins une des chansons de ce film qui sont connues, telle que Do-Re-Mi. En plus de ça, au niveau visuel, j’ai bien apprécié les plans larges de la montagne, des beaux paysages, du petit village montagnard… bien qu’ils soient très longs ! Quelques secondes de chaque plan nous auraient aaaamplement suffi. J’imagine que de nos jours, on est trop habitués aux films d’action, ou du moins rapides, où plein de scènes s’enchaînent et il faut garder le rythme. Ici, ce n’est certainement pas le cas, le film est tout simple et ne va pas trop vite (du tout). J’ai aussi apprécié la belle bâtisse dans laquelle la famille vit, leur jardin, ainsi que les costumes autrichiens des acteurs.

Après, pour en revenir au fait que le film est longuet, il dure quand même quasiment trois heures, et pour être honnête, il ne se passe vraiment pas grand-chose. Au lieu de nous balancer de longs plans d’une scène immobile où il ne se passe rien, pourquoi ne pas avoir mis plus de péripéties ? Comme les tours que les enfants jouent à leur gouvernante, Maria ? Des scènes où celle-ci affronte le capitaine ? Tout ce genre de choses manquaient alors que le film aurait plus que largement eu le temps de les montrer.

Blog VH - julie andrewsSinon, je n’ai pas parlé des acteurs, et pourtant ils méritent que j’en parle car je les trouve assez talentueux ! Si je dois avouer que c’est par moments surjoué (j’ose m’imaginer que c’était la mode dans les années 60), en revanche leur voix sont vraiment jolies, ils chantent tous très bien, avec « honnêteté » : je pense que tous ont apprécié de chanter pour ce film. J’ai bien aimé le capitaine, mais je trouve que Julie Andrews en particulier a vraiment une jolie voix et manière de jouer.  Elle joue tout en restant elle-même, car je trouve qu’on la retrouve quasiment à l’identique dans Princesse malgré elle, tourné une quarantaine d’années après. Même position, même sourire, même voix… Je comprends pourquoi c’est une comédienne reconnue.

Enfin, j’ai trouvé intéressant qu’il y ait quelques petits éléments historiques/politiques dans l’histoire avec l’arrivée des nazis, l’enrôlement obligatoire et la manière dont les personnages doivent faire face à ça, enfants comme adultes. Encore une fois, ça aurait pu être (bien plus) approfondi, mais en tout cas, le peu qu’il y a suffit déjà à donner une (petite) profondeur à l’histoire.

Conclusion

Pour conclure, je sais que j’ai pas mal critiqué le film dans cette chronique mais pourtant je l’ai aimé. Il a beau être d’une autre époque, on peut encore tout à fait l’apprécier : il nous rappelle de prendre notre temps et d’apprécier chaque bon moment qu’on passe. Donc si on me proposait de le regarder dans quelques années, pourquoi pas ?

Série livre : « Ysée »

Article de Camille

Ysée, c’était une des trilogies préférées de mon enfance, et je la relis encore aujourd’hui avec grand plaisir, même si je connais l’histoire presque par cœur. C’est que je l’adore, tout comme ses personnages !

Blog VH - Ysée t1Série : Ysée
Titres : Le Reliquaire d’argent (T1) / Les Diamants bleus (T2) / Le Pas de la Dame Blanche (T3)
Auteur : Évelyne Brisou-Pellen
Date de parution : 2011/2012
Prix papier : 13,5 € à 14,9 €
Résumé T1 : À douze ans, Ysée ignore tout de ses origines, mais elle est heureuse chez sa nourrice, dont les cinq fils sont comme ses frères. Or, voilà qu’en cette année 1453, des religieuses qui ont autorité sur elle exigent qu’elle épouse le maire de Châtillon-sur-Seine, un homme de plus de quarante ans ! Comment se tirer de ce guêpier ? Peut-être en obtenant l’aide du duc de Bourgogne, Philippe le Bon… Hélas, l’affaire est beaucoup plus compliquée qu’elle ne l’imagine.

Mon avis

Déjà, ce que j’aime dans Ysée, c’est que tout est maîtrisé. Tous les éléments s’emboîtent les uns aux autres en toute logique, il n’y a pas d’incohérence : c’est un plaisir de suivre cette histoire, qui nous mène d’un petit village bourguignon à un repaire de bandits en passant par un couvent : avec Ysée, on n’a pas le temps de s’ennuyer !

Et ça, c’est grâce à notre jeune héroïne qui ne tient pas en place, qui a sa propre idée de la justice, de ce qui est bien et mal, et elle n’a pas la langue dans sa poche ; j’ai adoré qu’elle tienne tête aux plus puissants qu’elle. Si elle nous amuse, elle en énerve certains – en particulier les religieux – et on ne peut que se ranger de son côté. Ah, sauf bien sûr quand elle se dispute avec Joffrey le futur chevalier (« on ne se dispute pas », dirait-il, « un maître ne se dispute pas avec son valet car il est supérieur à lui ») (oui, je connais des bouts de dialogues par cœur), là on ne sait plus quel parti prendre car on les adore tous les deux autant ♡

J’ai adoré leur camaraderie tout du long ! Ysée, déguisée en garçon, devient lors du tome 2 ménestrel-palefrenier-valet de Joffrey de Sansay, et c’est un précieux compagnon – ou une précieuse compagne ? Je ne sais que dire, comme elle essaye de passer pour un garçon… Pourtant, l’auteure, elle, arrive parfaitement à nous faire suivre Ysée/Ysengrin au féminin/masculin suivant les points de vue !

Enfin bref, elle accompagne Joffrey dans ses périples, l’amuse, et lui enseigne ce qu’est le vrai monde, loin de celui éblouissant des nobles et des seigneurs. Elle lui enseigne comment survivre sur les routes, comment éviter les brigands, et comment penser aux plus pauvres avant de penser à soi-même – c’est intéressant de voir la vision qu’a un futur chevalier dont le rôle et de protéger les pauvres, les femmes et les orphelins sans les connaître, et comment sa vision évolue grâce à Ysée. J’ai beaucoup aimé Joffrey, un personnage très attachant et surtout avec un sens de la chevalerie et de l’honneur démesuré – en d’autres lieu et époque, on l’aurait appelé un gentleman (ou un knight in shining armour… :P)

Enfin bref, c’est un immense plaisir que de suivre nos deux personnages à travers leur épopée (mais je n’en dirai pas plus, je ne veux pas trop vous en révéler).

 

 

Juste un dernier petit mot à propos des jolies couvertures (il y en a 2 différentes pour le premier tome) qui, je trouve, correspondent parfaitement, de même que les titres…

Conclusion

Si je devais faire une liste de tous les points forts de la série (car elle n’a pour moi aucun point faible. Ah si, n’avoir que 3 tomes !), ce serait les personnages géniaux (l’inventivité et le dévouement d’Ysée, la bravoure de Joffrey ♡), les personnages secondaires qui ont aussi un vrai rôle et caractère, l’intrigue parfaitement construite et qui évolue bien, la manière dont l’auteure nous fait voyager au Moyen-Âge et à travers la France (enfin, ce n’était pas la France à proprement parler comme elle était découpée et partagée entre seigneurs, mais vous voyez l’idée…).

Bref, une série pour enfants et adolescents que je ne me lasse pas de relire malgré mon âge avancé (bon, d’accord, 18 ans !). Si vous découvrez cette histoire à mon âge ou après, elle n’aura sûrement plus le même attrait, mais en tout cas, c’est un excellent exemple de la qualité de la littérature jeunesse. Les moments forts et les mots si bien maîtrisés sauront faire sautiller votre cœur au rythme des aventures d’Ysée et Joffrey !