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Film : « La vie rêvée de Walter Mitty » (« The Secret Life of Walter Mitty »)

La vie rêvée de Walter Mitty, c’est un peu un film sorti de nulle part : pas franchement une comédie, pas un drame non plus, juste un petit film sur la prise de conscience d’un homme qui ne vit pas assez. Et de la vue et archi-vue New York, on part sans préavis pour les coins les plus reculés de la planète.

La vie rêvée de Walter Mitty.jpg

Résumé de La vie rêvée de Walter Mitty

Walter Mitty est employé au service photos du magazine Life, qui est sur le point de disparaître. Depuis un mois, il s’intéresse à sa nouvelle collègue, Cheryl Melhoff, et s’est à cet effet inscrit sur le site de rencontres qu’elle fréquente dans l’espoir de trouver le courage de la contacter. Alors que la fin de Life se prépare, le célèbre photographe Sean O’Connell envoie à Walter une photographie extraordinaire, la quintessence de la vie, pour illustrer le dernier numéro. Mais impossible de retrouver le négatif ! Walter Mitty se lance alors dans une quête de la dernière chance pour retrouver la fameuse image.

 

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C’est le personnage de Walter Mitty qui fait la force de ce film : un employé gris souris, célibataire rêveur et spectateur de sa propre vie. Partant de si bas, il ne peut que mieux faire ! Et même s’il ne paie pas de mine, il représente un type universel, un type qu’on a tous été à un moment ou un autre : le rêveur invétéré à l’imagination débordante, qui n’attend qu’une chose : qu’un miracle tombé du ciel fasse de cette vie rêvée une réalité. Walter Mitty, velléitaire et hésitant, craintif et désorienté à la moindre difficulté, a un petit côté Emma Bovary (mais que celui qui n’en a pas lui jette la première pierre).

 

La première demi-heure du film m’a rendue un peu méfiante : les « daydreams » de Walter s’accumulent, ils deviennent de plus en plus absurdes, et franchement un peu bizarres. C’est à partir du moment où Walter prend la décision de partir pour le Groënland que tout s’accélère et que je me suis sentie happée par l’histoire.

Avis sur la vie rêvée de walter mitty

Le film n’est pas long (à peine 1h40), et pourtant on ne voit pas passer le temps. Les paysages sont merveilleux et on prend plaisir à suivre Walter dans sa quête pour le négatif 25 à travers les plaines du Groënland et les tempêtes arctiques. Les paysages magnifiques donnent un aperçu enivrant de ces terres oubliées du bout du monde. De la terre volcanique d’Islande aux monts enneigés de l’Himalaya, on partage le périple exaltant d’un Walter qui découvre le monde et prend confiance en lui, avec un petit côté J’irai dormir chez vous / Man vs. Wild qui imprime un souffle épique au parcours de ce héros malgré lui.

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Ce long-métrage n’est pas pour autant exempt de fautes : l’humour est parfois un peu facile, et les personnages secondaires inégaux : si Todd, le conseiller du site de rencontre, m’a beaucoup plu, j’ai trouvé que Ted, le responsable du magazine, était caricatural.

Autre grand regret : que les scènes du Groënland aient été tournées… en Islande ! On repassera pour le réalisme… Et que dire du pauvre volcan Eyjafjallajökull, qui après avoir subi tant de misères dans les bouches des présentateurs télé du monde entier en 2010, se retrouve une fois de plus écorché, à l’écrit cette fois !

Les incohérences ne s’arrêtent pas là : que Walter Mitty grimpe au sommet d’une montagne de l’Himalaya, passe encore, mais qu’il ait une réception parfaite pour le coup de fil qu’il reçoit, là, je ne suis plus d’accord…

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Pourtant, ce n’est pas cela qu’on retient de La vie rêvée de Walter Mitty. On retient une aventure aussi onirique qu’originale, celle d’une personne ordinaire qu’une aventure extraordinaire transforme et embellit. Les mouvements de caméra (qui suit Walter de plus en plus près), le maquillage de Ben Stiller, ses attitudes, le ton de sa voix et sa posture : si les transformations ne sont pas spectaculaires, leur subtilité est appréciable et marque l’évolution du personnage avec adresse.

Les symboles et les métaphores se mêlent aux images et aux dialogues, si bien qu’en arrivant à la fin du film, une question s’immisce dans mon esprit : les aventures rocambolesques de Walter Mitty n’ont-elles pas été qu’un grand rêve, le chant du cygne permettant à Walter d’enfin vivre sa vie ? Le doute est permis et l’interprétation libre !

La leçon de vie, même pétrie de bons sentiments, vaut le détour, alors autant ne pas manquer cette petite pépite. Après tout, c’est dans le film : Beautiful things don’t ask for attention.

 

 

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